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La LiThUrGiE

 
La prière :
 
La journée d’un bénédictin commence tôt: une demi-heure après un lever très matinal (4 h 45) débute le long office nocturne — une bonne petite heure —, ce sont les Matines, ou Vigiles, suivies des Laudes. «Veillez et priez, car nul ne sait l’heure du retour du Seigneur.» Après l’Angelus, les Pères, assistés des Frères, célèbrent donc leur messe basse quotidienne dans la crypte, communient et prolongent silencieusement leur action de grâces. Le petit-déjeuner est précédé d’une brève étude. À 8 h 30, les cloches rappellent les servants de Dieu pour Prime, office psalmodié recto tono qui s’achève au Chapitre par la lecture de la règle de saint Benoît. Ils consacrent ensuite une heure à la lectio divina. L’abbatiale se remplit de nouveau à 10 h pour l’office de Tierce, suivi de la messe conventuelle chantée. Les moines vaquent ensuite à leur service respectif (reliure, comptes, jardinage, cuisine, poterie, menuiserie, cordonnerie, porterie, soin des ruches et des noyers…), pendant que les novices étudient en cellule, que le Père Abbé prépare sa conférence du soir et les moines enseignants leurs cours. Sexte marque à 12 h 45 la fin de la matinée. Après le repas et 45 mn de recréation, None ouvre l’après-midi. Un temps de service assez long est clos par les Vêpres à 18 h. Avant la conférence du Père Abbé, les moines peuvent lire dans leurs cellules, prolonger leur oraison dans l’église ou réciter un chapelet dans le cloître. Après le dîner et les Complies à 20 h 30, le silence des cloches et le sommeil des Justes forment le point d’orgue de cette journée bien remplie.
 
le latin et le grégorien, les reproches qui les accablent résultent en grande partie de beaucoup de confusion, mais aussi d’une mauvaise compréhension de l’expression conciliaire «participation active». Le Père Abbé nous expliqua comment le faux sens l’affectant engendrait un contre-sens, à savoir la suppression de ce que préconise le Concile (le latin comme langue normale de l’Église latine; le grégorien, comme son chant propre). Le terme latin, soigneusement choisi par le Concile, a été actuosa, et non pas activa. Or ce ne sont pas deux synonymes. Une participation des fidèles actuosa évoque un mouvement spirituel «pétillant d’Esprit Saint» qui porte avec ferveur pendant l’Eucharistie. Et le chant gégorien, comme l’usage de la langue latine, ne sont pas des obstacles à l’Esprit Saint! Bien au contraire, il fait partie de l’ensemble, il forme un élément majeur de la liturgie solennelle favorisant la prière, médiateur par excellence de l’Esprit… L’ignorance matérielle de la langue latine, de la musicologie, comme du contexte culturel dans lequel est né le grégorien importe peu. Ce chant nous saisit là où l’on est, pour nous faire approcher du Mystère de la Présence divine. Les choses divines s’y dévoilent dans leur splendeur, porteuses d’une sagesse qui vient d’au-delà des siècles. Saint Thomas va jusqu’à dire que, grâce à son caractère baptismal, le fidèle se trouve dans un état de «conaturalité» avec ces signes liturgiques. À Triors, l’adoption du grégorien et du rite en latin s’inscrit plutôt dans la recherche de la perfection du Service Divin.
 

Le Scapulaire du Carmel est un des signes de la Tradition de l’Eglise, depuis 7 siècles. C’est un signe approuvé par la Sainte Eglise Catholique, et accepté par l’Ordre du Carmel comme manifestation extérieure de l’amour pour Marie, dans la confiance filiale en elle et de l’engagement à imiter sa vie. 

Le mot "scapulaire" indque un vêtement que les moines endossaient pour le travail manuel. Peu à peu, on lui a donné un sens symbolique : celui de porter la Croix chaque jour, comme un disciple marchant à la suite du Christ. 

Dans plusieurs ordres religieux, dont le Carmel, le Scapulaire devint aussi un signe de leur manière d’être et de vivre. 

Le Scapulaire plonge ses racines dans la Tradition de l’Ordre du Carmel, qui l’a interprêté comme signe de la protection maternelle de Marie. Il a comme tel, à travers les siècles, un sens spirituel. 

- Il représente l’engagement à suivre Jésus, comme Marie, modèle parfait de tout disciple du Christ. Cet 
engagement a sa source dans le Baptême qui fait de nous des enfants de Dieu. 

- Il introduit dans la Fraternité du Carmel, communauté de religieux et de religieuses, présents dans l’Eglise depuis 8 siècles, et il engage à vivre l’idéal de cette famille religieuse : l’amitié intime avec Dieu dans l’Oraison. 

- Il nous présente l’exemple des saints et saintes du Carmel avec qui s’établit une relation familière de frères et de soeurs. 

- Il exprime la foi en la rencontre avec Dieu dans la vie éternelle avec l’intercession et la protection de Notre Dame du Mont Carmel. 

 

 

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Noé PoUr MaI

 
Que de plantes a récolter en cette saison, le matin très tôt , récolter, lorsque les pétales, de coquelicot par exemple sont gorgés d’eau et faire sécher.
Pour ce mois de mai, petit Jean, je cueille pour toi l’Achillea millefolium ( "cent plantes médicinales"), pour le nom latin, et herbe de Saint-Jean pour le nom vulgaire.
Selon la légende dorée, Jean, l’un des premiers disciples de Jésus, bu une coupe pleine de poison qui ne l’empoisonne pas et ce n’est qu’un exemple.
Pour cette époque riche en couleurs et en saveurs, il est bon d’invoquer saint Jean, au cas où, au jardin, au bord d’une planche, ou en promenade dans un champ, l’on soit tenté de cueillir du persil sauvage : la ciguë (le tout est d’écraser entre les doigts trois ou quatre feuilles du persil douteux, le persil de jardin répand une odeur très agréable, la ciguë est nauséabonde et vireuse). saint Jean protège , en plus du poison, des maladies contagieuse.
 
" Les enfants et la confiance sont des plantes fragiles "
 
Pour le mois de mai, voici ainsi choisi, un saint et une plante : Noé et la vigne !
 
le juste, et le juste bon (tsadik tov)  

Il y a une raison à son salut, ce n’est pas son mérite, c’est sa descendance. La gratuité au-delà du mérite individuel est bien une gratuité mais n’est pas arbitraire.

Les contemporains de Noé ne peuvent pas comprendre pourquoi c’est lui qui est sauvé plutôt qu’un autre, Dieu seul le sait. Dieu seul sait que Noé porte en lui la possibilité d’Abraham. En réalité, c’est Abraham qui a sauvé Noé.

  Et dans les yeux de Noé, Dieu n’a rien trouvé, même pas une larme.
oubeéné noah hakadoch baroukh hou lo matza kloum, afilou dimea.

 c’est grâce à lui que l’humanité a été sauvée
 
Noé marche avec Dieu, il est conforme à la révélation déjà acquise, alors que Abraham marche devant Dieu, est une sorte d’éclaireur qui ouvre la route par où la révélation pourra passer.
 
 Le plus captivant chez ce personnage est cette notion de grâce dégagée de la Bible, celle également de justesse, qui dirait que suivre la loi, la Thora, mènerait au bien : tsadik. Cette conception de la vie est-elle marquée par un clivage entre ceux qui respectent la Loi et les autres ?
La tradition du Midrach, de manière plus globale, définit le tsadik dans l’ordre de l’attitude de la volonté à l’échelle universelle. Le tsadik est celui dont la volonté préfère systématiquement, en général, le bien au mal. Quelle que soit la loi à laquelle il se mesure, par éducation, par tradition, c’est-à-dire par sa propre éducation, par sa propre tradition, l’homme est d’abord jugé dans l’ordre de l’attitude de sa volonté. Sous réserve, il faut l’ajouter immédiatement, d’un minimum de connaissances, de bonne foi et de sincérité, ce minimum étant défini par les sept lois des Enfants de Noé (les bené noah).
En revanche, à partir d’Abraham, va se constituer l’identité d’Israël à qui la Thora sera donnée, c’est-à-dire l’identité qui recevra la révélation de la loi absolue de ce qu’est le bien et le mal selon Dieu, ce qui définit le tsadik de l’alliance d’Abraham. Non plus le tsadik dans l’ordre de la bonne volonté mais par rapport à la loi absolue, la loi de vérité révélée à Israël.
 
"celui qui obéit tout en étant malheureux d’obéir a peut-être plus de mérite que celui qui obéit de lui-même"
 
Maïmonide approfondit cette différence dans son ouvrage Chemona perakim, les huit chapitres. Il y a des hommes qui, bien que leurs tendances profondes les mènent au mal, ont malgré tout des raisons de savoir que c’est le bien qu’il faut faire et ils le font. C’est ce que l’on appelle le juste malheureux de l’être (tsadik vera lo). Il agit justement par rapport à la loi, il lui obéit, éventuellement à contrecoeur, mais il obéit. Maïmonide enseigne que celui qui obéit tout en étant malheureux d’obéir a peut-être plus de mérite que celui qui obéit de lui-même. En revanche le hassid est celui qui, par lui-même, veut ce que la loi veut. A la limite, même si la loi ne le lui demandait pas, il le voudrait. C’est donc un niveau très élevé. Le hassid a une connaissance profonde, par le coeur si j’ose dire, de ce que la loi veut lorsqu’elle demande ce qu’elle demande. C’est pourquoi il peut arriver que dans sa conduite, il se conduise de façon apparemment un peu différente de ce que la loi dit, parce qu’il fait ce que la loi veut. Il agit par delà la mesure de la loi (lifnim mechourat hadin). Un hassid peut faire ou moins ou plus parce qu’il est hassid, parce qu’il sait ce que la loi demanderait dans ce cas particulier, parce qu’il sait ce qu’elle veut et pas simplement ce qu’elle commande dans ce qui est écrit dans le code. Enfin, au delà du hassid, se trouve le kadosh, l’homme de sainteté, celui qui à la fois comprend et veut ce que Dieu veut lorsqu’il donne la Thora. Il se situe à un niveau qui peut nous dépasser.

On peut préciser cela avec la définition traditionnelle des différents niveaux de l’ordre de la vertu structurés par les initiales du nom de Isaac (Ytshak), soit iod-tsadé-het-kof. Il y a d’abord le yachar, l’homme de rectitude, celui qui veut se conduire d’après le chemin droit et cela avant toute norme, avant toute loi. Puis vient le tsadik avec les deux niveaux décrits précédemment, le niveau universel dans l’ordre de la bonne volonté relativement à sa propre loi (mais néanmoins conforme à la charte des sept lois des Enfants de Noé), et le niveau absolu relatif à la loi révélée. Au-dessus du tsadik, il y a le hassid : le tsadik obéit à ce que la loi demande, tandis que le hassid veut par lui-même ce que la loi demande.

Il y a eu plusieurs justes, tels que Mathusalem (metouchelakh), Abraham mais Noé était différent.

Noé est un juste qui ne fait pas le mal, mais c’est un juste qui, entendant annoncer une telle sanction, la destruction de l’humanité entière, est capable de ne pas intercéder. Comme le dit le Midrach, il ne pleure pas. Alors que, entendant le même jugement, la même sanction annoncée contre Sodome et Gomorrhe dont la Thora nous dit qu’ils étaient les plus grands méchants (rechaim), Abraham plaide, discute pied à pied avec Dieu lui-même pour essayer de les sauver. Voilà l’une des différences entre Noé et Abraham.

Cette hiérarchie iachar, tsadik, hassid, kadosh est rassemblée dans les initiales du nom itshak est apparaît dans la prière du matin du shabbat des jours de fête…

S’il y avait un seul homme sur terre, l’histoire serait autre. Mais dès qu’il y en a deux, le problème de la paix et de la guerre se pose. Telle est effectivement l’équation fondamentale de la prophétie hébraïque, prévoir un monde où cette question sera résolue, un monde de paix que les prophètes de la Bible appellent les temps messianiques. En termes traditionnels, on dira que le problème que l’humanité avait à résoudre est celui des «rapports des hommes entre eux (beyn adam lahavéro) ». Cependant, en filigrane, sous-tendant ce problème, transparaît également le problème des «rapports entre l’homme et Dieu (beyn adam lamakom) », lequel est véritablement le problème religieux. Ainsi le texte énonce:

La terre s’est corrompue devant Dieu et s’est remplie de violence
vatichahet haaretz lifné haelohim vatimalé haaretz hamass

Il y a toutefois un rescapé, ou plutôt une famille rescapée, celle de Noé, c’est-à-dire une manière d’être homme qui porte en elle une possibilité de reprise de l’histoire humaine. Le Midrach et les commentateurs vont donc s’interroger sur la raison et le mérite qui ont permis ce salut. Pourquoi l’identité Noé a-t-elle été sauvée ? Pour échapper à un désastre aussi massif, à une telle « choa », si j’ose dire, il faut une raison exceptionnelle. Tel est le sujet des lignes qui suivent.

On a enseigné à la maison de Rabbi Ishmaël : Egalement sur Noé la sanction avait été prononcée mais il a trouvé grâce aux yeux de Dieu comme il est dit:
car j’ai regretté de les avoir fait (ki nihamti ki assitim)(verset 7)
et Noé a trouvé grâce aux yeux de l’Eternel (venoah matsa hen beeiné hachem) (verset 8).

 L’émergence de la bénédiction dans l’histoire d’Abraham est un tournant. La bénédiction avait disparu dès la faute du premier homme et elle revient avec Abraham. A partir d’Abraham, il s’agira de savoir par qui passe la bénédiction, car c’est chez celui par qui passe la bénédiction que doit se révéler la loi de sainteté. Cela nous est annoncé par le verset lu selon le commentaire de Rachi : la mention du tsadik qu’est Noé, est faite en vue de la bénédiction, c’est-à-dire en vue d’Abraham qui est la bénédiction.

  
 
Quels sont les autres saints ? :
 
Saint Hilarion ( il n’y avait point alors de monastères dans la Palestine et avant saint Hilarion, on n’avait point vu de moines en Syrie. Il y montra, le premier, cette manière de vivre.) : la véritable charité n’est point artificieuse et personne ne distribue mieux son bien aux pauvres que celui qui ne se réserve rien pour lui-même." A quoi il ajouta, voyant le chagrin d’Orion : "Ne t’afflige point, mon fils ce que je fais n’est pas moins dans ton intérêt que dans le mien, puisque si je reçois tes présents, j’offenserais Dieu et cette légion de démons retournerait en toi.
 
Le verger, le potager et la vigne…Saint Hilarion fut tellement captivé par Saint Antoine qu’il partit dans le désert rejoindre ce saint et son paradis terrestre : un jardin dans le désert.

Un autre moine, nommé Sabas (car il faut supprimer le nom de l’avare et ne taire le nom de celui qui fut généreux) les ayant reçus en passant un jour de dimanche, les pria tous d’entrer en sa vigne, afin qu’en mangeant des raisins avant l’heure du repas, la fatigue du chemin leur fût plus aisée à supporter. Sur quoi, le saint dit : "Malheur à celui qui nourrira son corps avant son âme. Prions ! Chantons des psaumes ! Rendons nos devoirs à Dieu, et puis vous entrerez dans la vigne !"

Il y a encore aujourd’hui une très grande contestation entre les habitants de la Palestine et ceux de Chypre : les uns soutiennent qu’ils ont le corps et les autres qu’ils ont l’esprit de saint Hilarion, car ce saint fait tous les jours de grands miracles dans l’une et l’autre de ces provinces, mais principalement dans le petit jardin de Chypre, peut-être parce qu’il a plus aimé ce lieu-là qu’aucun autre.

La première règle monastique connue (écrite vers 320), est celle de Pachôme (vers 286-346), et elle témoigne non seulement de l’existence du jardin au sein des toutes nouvelles communautés monastiques, mais surtout de l’importance de celui-ci au sein de la communauté.

 Tel l’herbularius, ou jardin des simples, alors qu’à l’inverse, on n’use pas au moyen-âge du terme d’umbraculum (d’umbra : ombre), un lieu ombragé (mais aussi ombrelle) et, par extension, espace d’un jardin occupé par les plantes grimpantes, telle la vigne vierge, et qui offre une ombre bienfaisante

         Interlude :

    Que de saints ne sauraient suffire tel que Saint François martotile,  humble et doux, suave et plein de bénignité, mais aussi ferme que patient:

    Son corps était naturellement odoriférant, comme s’il eût été parfumé d’ambre gris ou de   musc.les mains de ce bienheureux patriarche étaient un médicament souverain pour guérir toutes sortes de maladie et comme un céleste antidote pour prévenir et remédier aux accidents qui pourraient arriver. Il ressuscita sept morts dont l’un, Nicolas d’Alesso, était le fils de sa sœur Brigitte.

La force confondue par la faiblesse, la science qui enfle cédant à la simplicité qui édifie.

 
 
             la vigne   de Noé, puisqu’il a eu la première idée de cultiver la première vigne :
 
Des fouilles menées en Turquie à Catal hüyük, à Damas en Syrie, à Byblos au Liban ou encore en Jordanie, ont mis à jour des pépins de raisin vieux de 10000 ans, datant du Néolithique.
La vigne appartient à une famille de plantes grimpantes, vigoureuses et ligneuses. Une quarantaine d’espèces, assez proches des unes des autres ont été classé dans le même genre botanique de VITIS.
 
VITIS VINIFERA, ou VIGNE à VIN
VITIS RUSPESTRIS qui s’accommode des terrains rocailleux
VITIS RIPARIA que l’on retrouve le long des cours d’eau
Et enfin LA VITIS AESTIVALIS QUI fructifie en été.
Mais dans tout ce lot seul la VITIS VINIFERA possède une teneur en sucre équivalente à environs un tiers de son volume, ce qui place son raisin parmi les fruits les plus sucrés. La VITIS VINIFERA est la vigne que vous voyais tous les jours auprès de chez vous et dans tous les vignobles de France et de Navarre.
 
Avant que le vignoble Gaulois se développe les italiens et les Grecs entre autres, nous vendaient leurs vins a prix d’or :  une amphore valait un esclave.
Pourquoi le vin tourné au vinaigre rapidement au moyen âge ?
La raison est que plusieurs bactérie qu’il contenait ne demandait que peu d’oxygène pour se multiplier et donner de l’acide acétique, c’est à dire du vinaigre.
Les fabricant de bouteilles au 16 ème siècle ignorait ces faits de la nature et les bouteilles existantes ne servaient qu’a présenter le vin tiré du fut
Alors vint la bouteille hermétique bouchée.
Au 18 ème siècle son adoption provoqua une révolution dans l’histoire du vin et l’utilisation que nous en avons de nos jours.
Seul les grands propriétaires avaient des caves et commençaient à s’intéresser aux diverses raisons que le vin avait d’être bon, moyen ou pas bon.
Les moines de l’époque avait souvent leurs propres dégustateurs, l’un d’eux, Goeffroy de Waterford laissa au monde ses notes de dégustation sur le Vernache ou " Vernaccia ", vin d’Italie centrale, et voici sa description :
" Le vernache est meilleur que le vin grec ou chypriote, ‘qu’il est périlleux de boire en quantité’, car sa force est tempéré, il s’ouvre tendrement quand il arrive dans la bouche, flatte les narines et réconforte le cerveau, enchante le palais doucement, mais avec force "

Ont sait que les premiers plans de vigne furent plantés dans le Bordelais vers 43
Le vignoble national n’est donc pas le plus vieux au Monde.
Le temps faisant le Vignoble Français se créer, en Cotes d’or, Alsace, Cotes du Rhône etc.

  En fait si Dame Aliénor n’avait été aussi volage en changeant de Mari, jamais les Anglais n’aurais préféré aujourd’hui notre Bordeaux.

On ne savait pas trop à cet époque comment faire le vin savamment, ont y mélangé tout les cépages, rouge ou blanc, la couleur pour eux été souvent secondaire, 20 vendangeurs pour 1 hectare de vigne dans la journée, ensuite le raisin été foulé dans des baquet ou des cuves de bois.
A cette époque le producteur de vin attendait que la fermentation soit achevé pour vendre son vin avant qu’il ne s’aigrisse. Un simple vigneron ne pouvait écouler, même avec toute sa famille, sa production. Alors pour ce qui lui resté, après la 1 ere vente, il faisait de la piquette obtenue par refermentation des marc, additionné d’eau. Il ne pouvait le conserver

Dans tous les grands vins du monde, il n’en existe qu’un auquel on lui reconnaît un inventeur:
le Champagne.
Il reste toujours associé au nom de Dom Pérignon, moine bénédictin procureur-cellérier

Les règles de l’art, définie sans doute par Dom Pérignon lui-même, ont été formulé trois ans après sa mort en 1718 par le Chanoine Godinot. Voici un résumé de son remarquable traité sur la manière de cultiver la vigne et de faire le vin en Champagne et ce qu’on peut imiter dans d’autres provinces pour perfectionner les vin : Premièrement, n’utiliser que du pinot noir (ont trouvé aussi dans le vignoble du pinot meunier, gris du pinot blanc, du chasselas et peut-être du chardonnay).
Dom Perignon n’était pas favorable au raisin blanc, notamment parce qu’il encourage la tendance naturelle du vin à refermenter.
Deuxièmement, tailler abondamment la vigne de manière que sa hauteur ne dépasse pas 90 cm et qu’elle ne donne qu’une petite récolte.
Troisièmement, vendanger avec le maximum de précautions pour que les grappes restent intactes, attachées à leurs pédoncule, et aussi froides que possible. Travailler tôt le matin.
Rejeter toute grappe écrasée ou simplement endommagée, les petites grappes étant meilleures

Que les grosses. Disposer des plateaux d’osier dans le vignoble pour trier la vendange afin d’en éliminer le raisin pourri, les feuilles et toute matière indésirable. Etendre de l’étoffe humidifiée sur le raisin exposé au soleil pour le garder frais à tout prix. Si possible, que le pressoir soit assez proche pour y porter la vendange à pied. Sinon choisir des mules, moins nerveuses que les chevaux, ou alors des ânes.
Quatrièmement, ne fouler le raisin et ne permettre sous aucun prétexte quelque macération que ce soit des peau dans le moût. Un pressoir efficace et rapide est essentiel (les paysans n’avait donc aucune chance d’obtenir ce style de vin).
Le raisin doit être pressuré plusieurs fois et vite, le jus de chaque presse étant gardé à part.

Le raisin doit être pressuré plusieurs fois et vite, le jus de chaque presse étant gardé à part.
La première presse, due simplement au poids propre des poutres du pressoir, est le " vin de goutte " qui, à lui seul est trop délicat et manque de corps. Les deux presses suivantes, dénommées " première et seconde taille ", car le gâteau de raisin doit être taillé et replacé dans le pressoir, sont de bonne qualité. La quatrième presse, ou vin de taille, est rarement acceptable. Les presses suivantes, sont des vins de pressoir, nettement colorés, dont un maître de chai perfectionniste ne veut pas. Les ouvriers du pressoir étaient absolument épuisés après avoir travaillé à une cadence inhumaine, jour après jour, pendant trois semaines ou davantage. C’était une partie du prix a payer pour obtenir un vin d’une qualité supérieur.

C’est en 1640 que Sir KENELM DIGBY commença à fabriquer une bouteille d’un verre fumé qui surpassait, en épaisseur, en poids, en solidité et a un prix de revient tout ce qui existait jusqu’à lors. Malheureusement Sir Kenelm fut emprisonné comme royaliste et catholique romain. Ce fut seulement en 1662 que le parlement lui reconnut la paternité de cette nouvelle bouteille. Les bouteilles a la manière Anglaise ne furent adopté en Hollande qu’en 1670 et en France en 1707. Il ne restait plus qu’a l’équiper du bouchon hermétique.

Interlude 1 :

Il est le patron des jardiniers et est toujours invoqué contre les hémorroïdes : patron des jardiniers, le moine irlandais Fiachra, transformé en saint Fiacre († vers 670).

On a pu dire que c’est l’opium inoffensif de la pharmacie familiale. Les fleurs du coquelicot constituent l’un des ingrédients de la célèbre "tisane aux quatre fleurs", avec le pied-de-chat, la mauve et le tussilage.

L’usage le plus insolite que l’on puisse faire d’une infusion de la camomille est encore celui qui consiste a s’en laver les mains pour ensuite entamer une partie de cartes avec des chances certaines de gagner.

selon Homère, le javelot d’Achille était en frêne (connu pour éloigner les vipères).

C’est depuis ce temps-là que la rose a des épines, la giroflée des fleurs malodorantes, tandis que la sauge possède tant de vertus guérissantes :

Comme l’on dit en Provence :

«Celui qui n’a pas recours à la sauge, ne se souvient pas de la Vierge.»

l’érable symbolise la réserve et l’indépendance d’esprit

Une étude clinique effectuée en 1990 a montré la très bonne efficacité de l’association menthe-fenouil-millefeuille dans le traitement des troubles de la digestion ballonnements, lourdeurs après le repas. aérophagie, douleurs et nausées dues à une mauvaise digestion. Le fenouil favorise également la montée de lait chez les femmes éprouvant certaines difficultés.

Cur moriatur homo, cui Salvia crescit in horto ? ("Pourquoi l’homme meurt-il quand la sauge pousse dans son jardin?").

       Les saints de glace

Si la "Belle de mai" représente la sublime image du printemps, certains anciens prélats n’en paraissent pas moins païens : concile de l’Eglise catholique en 1960 : peu conforme à la liturgie et nettoyage de ses saints dans le calendrier.

Saint-Mamert, Saint-Pancrace et Saint-Servais ont été remplacés par Sainte-Estelle, Saint-Achille et Sainte-Rolande:

11 Mai : Saint-Mamert, ancien archevêque de Vienne (en Gaule), serait mort vers 474. "Attention, le premier des saints de glace, souvent tu en gardes la trace."

12 Mai : Saint-Pancrace, était le neveu de Saint-Denis (célèbre pour la triste histoire des flèches ? ) serait mort martyr en 304 à l’âge de 14 ans."Saint Pancrace, Gervais et Boniface apportent souvent la glace"

13 Mai : Saint-Servais (souvent confondu avec Saint- Gervais) aurait subit le martyre à Milan avec son frère Portaux sous l’empereur Néon. Il fut le premier à disparaître du calendrier, remplacé en 1811 par Saint Onésime et aujourd’hui par Sainte Rolande. "Avant Saint-Servais : point d’été, après Saint-Servais : plus de gelée."
"Quand il pleut à la Saint Servais, pour le blé, signe mauvais." Pour 2007, ce sera alors, la fête de Jeanne d’Arc

 

Saint-Urbain : Pape au 17 ème siècle de 222 à 230 (+ 230),"Mamert, Pancrace, Servais sont les trois Saints de Glace, mais Saint Urbain les tient tous dans sa main."
 Fête locale le 25 mai ( la fête des mères le 3 juin))

Quand la saint Urbain est passée, le vigneron est rassuré

Et certains n’hésitent pas à ajouter Saint-Boniface

D’abord faut-il savoir qu’il s’agit du 11, 12 et 13 mai, dates de mauvaise réputation pour toutes les "mains vertes" qui ne jardinent jamais avant le passage de ces journées annonciatrices d’un retour tardif des gelées, capables de réduire à zéro le travail des téméraires qui auraient osé planter avant cette échéance : une brutale chute de la température nocturne ou plutôt matinale arrivait tous les ans aux alentours de ces trois journées.

Quant aux astrophysiciens, spécialistes particulièrement minutieux ils ont pour leur part remarqué "que vers la mi-mars, l’orbite de la terre passerait par une zone de l’espace sidéral particulièrement chargée de poussières, ce qui entraînerait une baisse de l’apport solaire sur notre planète et donc une diminution de la température.

À la Saint-Honoré,

S’il fait gelée, Le vin diminue de moitié

Une histoire raconte que lorsque l’on se frotte de lavande dans une vigne abandonnée depuis plus de 50 ans, on a toute les chances de voir des fantômes…

 

Petite vue, sur les différents noms vulgaires de la vigne (même nom vulgaire mais nom scientifique différent) :

Nom : Ayahuasca

Nom scientifique : Banisteriopsis caapi

Autres noms : Ayawaska, caapi, Kahi, Natema, Natem, Mihi, Yagé, Vigne de l’âme, Vigne de la petite mort.

Résumé : Le Caapi est le mystique ingrédient utilisé depuis toujours dans les messes shamaniques du sud des Amériques.

L’utilisation de cette liane est profondément enracinée dans la mythologie et la philosophie Amazonienne, cette partie de la vie aborigène ne peut pas être mise en doute. Alors que B. caapi fait partie des espèces la plus employée , d’autres lianes forestières du même gène (Malpihiaceae) sont apparemment utilisé localement pour la même occasion. De nombreuses plantes de la même famille sont souvent ajoutées à la préparation basique pour en modifier ses effets. La plupart de ces produits ajoutés sont Brunfelsia spp., Brugmansia suaveolens, Tabernaemontana spp..

Les branches de l’arbre, son écorce sont broyées avec un autre enthéogène local (Psychotria viridis), mis dans de l’eau bouillante pour 2 à 24 heures, réduit à un 10ème de son volume.

Combinée à une autre plante contenant une molécule hallucinogène (chacruna…), la DMT, l’inhibateur de monoamine oxydase (IMAO) de la plante ayahusaca va permettre l’ingestion orale de la DMT (sinon elle serait détruite par un enzyme) et pourra produire ses effets enthéogènes. Cette préparation résulte d’une incroyable connaissance botanique indigène.

Les cultures d’ayahuasca causeraient une déstructuration de l’environnement selon certains botanistes.

Effets : ébriété agréable sans effets secondaires, réactions violentes provoquant des vomissements, hallucinations colorées, l’ivresse se termine par un sommeil profond peuplé de rêves. Tremblements après quelques minutes, suivis de transes et de stimulations physiques pour 10 à 15 minutes, ensuite le calme, les hallucinations, le déréglement des couleurs avec des ombres bleues-violettes, la transformation des tailles, et pour finir une vision de nuit.

Mises en garde : L’utilisation de l’ayahuasca n’est pas recommandée et peut s’avérer dangereuse. Cette préparation est hallucinogène et contient donc de nombreux dangers Pour informations : http://www.etape.qc.ca/drogues/hallucinogenes.htm; Prévention et toxicomanie : http://www.sfa-ispa.ch/bodyindex-f.htm


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We ShAlL OvErCoMe

 
 
 
 
 
Je dépose dans vos souliers,
 Petits anges,
de trois et un an
 Ce bel espoir :
 
Puisse cette nouvelle année nous porter vers une meilleure connaissance du monde qui nous entoure, vers la profondeur et l’enrichissement humain.
Que l’Année 2007 soit douce : accords et contacts humains, pardon et tolérance.
Sachons garder le feu sacré et ne jamais être sombre.
 
 
En AvAnT lA mUsIqUe !
"Si tu veux découvrir un pays, une culture, commence par t’imprégner de sa musique !"
"Le mythe a même structure que la musique" (Gilbert Durand)
La musique est un langage universel, et le mythe a le pouvoir de "décoller" du discours en introduisant en celui-ci la rythmique d’un refrain.
 
 
L’Amérique et Bob Dylan
 
Joe HillWoodie GuthriePete SeegerBob Dylan
Voilà des artistes essentiels dans une vie car ils ont lutté pour des causes justes.
Cependant Bob Dylan a quelque chose, dans son parcours, de captivant. C’est incontestablement un être à part; il interroge sur la nature même de l’homme. Sa vie est déjà très intéressante du fait qu’il ait suivi et rencontré des personnalités qui nous manquent énormément, aujourd’hui et pour toujours (Martin Luther King par exemple). Que peut-il donc nous révéler sur nous-même ? Le sait-il lui-même ?
 
C’est vrai que, lors des attentats du 11 septembre 2001, les américains ont éprouvé le manque atroce des grandes voix de la Paix : Gandhi, Martin Luther King, les Kennedy, Isaak Rabbins, Anouar el-Sadate, Malcom X.
Comment ne pas penser à la chanson de Woody Guthrie, figure identificatoire de Bob Dylan : THIS LAND IS YOUR LAND. Arlo Guthrie, fils de Woody Guthrie, a été convaincu, le jour où il a écouté BLOWIN’ IN THE WIND ou THE TIMES THEY ARE CHANGING de Bob Dylan, que les paroles [et la musique] sont plus puissantes que les armes. Joe Hill disait que la musique a le pouvoir de propager son message au sein du peuple. Quelque soit la qualité de son texte, un tract ne sera jamais lu plusieurs fois, alors qu’une chanson s’apprend par coeur et sera toujours répétée. Sur le plan scientifique, la musique réunit les deux parties du cerveau, c’est un facteur d’unité. Justement les chansons de Joe Hill sont innondées du besoin d’unité, de réconfort et de justice (et celles de Woodie Guthrie). Odetta disait que les différentes communautés ne se rendaient pas visite dans leurs lieux de culte respectifs, les églises, les mosquées, les synagogues, et les foyers mais celles-ci se retrouvaient dans la musique. Si, selon Odetta, le Melting-pot n’a jamais existé aux USA, c’est dans la musique.
C’est Bob Dylan qui a le catalogue le plus remarquable de chansons politiques. Elles ont parfaitement exprimé l’esprit du temps et ont sans doute radicalisé sa génération.
Et cette phrase de la chanson BLOWIN’ IN THE WIND de Bob Dylan qui revient sans cesse : "Combien de temps un peuple doit-il attendre avant d’être enfin libre"
 
Il est vrai que le monde est vaste et qu’il est dangereux d’apprendre à le connaître au travers d’un seul point de vue, d’une pensée unique. Théories diverses et informations diverses sont nécessaires à la compréhension de ce monde. C’est pour cela qu’il ne faut pas oublier le passé et qu’il faut toujours réactualiser ses idées. Mais, oui, combien de temps encore… 
Edgar Morin, sociologue toujours prêt à saisir la complexité du réel, rétorque à ceux qui refusent de comprendre et qui prétendent que comprendre c’est justifier, considère que c’est par simple rationalité que nous ne devons, ni ne pouvons, retirer à quiconque son humanité, toute humanité. Car c’est cela l’humanité : le mélange horrible d’humanité et d’inhumanité. Selon lui, au contraire, c’est la réflexion toujours renouvelée qui entretient la mémoire, alors que l’imprécation s’use (voir son livre : "Pour entrer dans le XXIe siècle").
Au regard du passé et du présent qui nous occupe, Gianfranco Sanguinetti devient alors une lanterne pour nous guider : "craindre ce qu’on ne connaît pas et connaître au plus vite ce qu’il faut craindre aujourd’hui". 
Ou alors, en d’autres occasions, il suffirait de citer le plus actif des vieux routards de Chicago, Fred Thomson, qui, lors d’un entretien en 1970 avec Studs Terkel céda ceci :
 "Ce qui me donne le plus de courage, ce sont les jeunes d’aujourd’hui [...] Ce sont les moins studieux des radicaux que j’ai jamais connu, mais les plus instruits [...] Ces gosses utilisent les livres uniquement pour approfondissements. Ils n’ont aucun dogme. Ils sont plus souples, plus ouverts, plus sensibles".
Cette approche du réel est un principe bien noble de la morale, "apprenons d’abord à bien penser ou savvoir voir", et qui nous ramène à l’expérience que nos parents ont vécu avec le conflit entre la Russie et les Etats-Unis, le Communisme et le Capitalisme…tant de grands principes révolutionnaires pour peu de liberté, en fait !
Et voici qu’un autre temps se dessine avec les grandes puissances émergentes telles que la Chine, le Brésil, l’Inde, l’Europe…
D’un côté, les chiffres, la rentabilité et de l’autre le social…
 
 
Quoi de plus obligeant que d’utiliser la musique afin de servir la Paix, l’histoire nous montre bien que les pouvoirs totalitaires n’ont pas hésité à l’utiliser à des fins politiques injustes, car, en effet elle a le pouvoir de rassembler les masses. Comme on se plaît à citer Platon lorsqu’on aborde ce sujet : "Si tu veux contrôler le peuple, commence par contrôler sa musique." Voyons, voyons, sortons de l’âge de fer, laissons de côté l’animalité et entrons une bonne fois pour toute, en musique, dans l’humanité vraie. Ceci dit je pense tout d’un coup au livre de Robert Wright " l’animal moral, Psychologie évolutionniste et vie quotidienne", que n’a-t-il pas encore écrit ce Wright !
A ce sujet, une partie de l’histoire de France nous initie à la langue créôle de l’Ile de la Réunion et plus exactement à sa musique, le maloya, représentée aujourd’hui par le groupe très populaire Ziskakan et son chanteur Gilbert Pounia. En effet la France, à l’époque coloniale, a interdit cette musique propre à développer la marronnage. Aujourd’hui, l’attrait du maloya réside dans le fait qu’elle condense plusieurs cultures différentes, propre à favoriser le Melting-pot. Tiens, place Catalunya, à Barcelone, pour inaugurer l’année 2007, sur toute une façade d’un immeuble, se déploit une grande affiche illustrée par un couple d’origines différentes et intitulée Melting-pot. Allez, pourquoi ne pas, par la même occasion, rendre hommage à Biko, avocat noir, célèbre pour ces actions pacifiques et victime de l’apartheid. Il nous sufffit, pour en être convaincu, d’écouter, justement, la très belle chanson de Peter Gabriel, BIKO. C’est justement cette chanson qui engendre des actions contre l’Apartheid.
Puisque il est question, hic et nunc, de Paix, il serait difficile de ne pas fredonner la chanson de System of a down : BOOM, message musical pacifiste qui eu le plus de virulence. Ce message s’est chanté lors de la plus grande manifestation de lutte, en 2003, contre le déploiement de forces américaines contre l’Irak : "pas de guerre pour le pétrole", "la justice pas la vengeance". Comment ne pas se souvenir de cette grande manifestation car jamais, depuis le Viêt-nam, nous n’avions connu une manifestation pour la Paix, digne de ce nom, dans l’histoire de l’humanité. Plus de quinze millions d’êtres humains ont manifesté dans les rues de 600 villes de la planète : Paris : 400.000, Capetown : 10.000, Los Angeles : 30.000, San Francisco : 20.000, Rio : 30.000, Lansing : 3.000, Tokyo : 6.000, Madrid : 800.000, Melbourne : 200.000, Seattle : 76.000, Johannesburg : 10.000, London : 1.5 millions, Flagstaff : 1.500, Rome : 1 million, Minneapolis : 7.500…NO WAR ! D’autres musiciens se sont investis dans cette démarche tels que MAssive Attack, Russell Simons, Lou Reed
 
En attendant, nous pouvons toujours, pour nous consoler, écouter la belle chanson de Peter Gabriel et Kate Bush, DON’T GIVE UP
 
Qui était Joe Hill ?
Suédois immigré aux USA au début du XXème siècle, membre du l’IWW (Industrial Workers of the World, "Travailleurs Industriels du Monde" appelés wobblies ou wobs) et véritable hobo (travailleur itinérant avec une conscience politique et un bagage culturel), chansonnier et poète, est un élément phare dans l’histoire ouvrière des Etats-Unis. Il fut et restera l’un des plus célèbre chanteur rebelle du mouvement syndicaliste américain (il y eu aussi la chansonnière Mary Gallagher, son compagnon Ralph Chaplin) car ses chansons furent chantées tout autour du monde. En effet l’histoire de la contestation politique et de la musique folk (1940)/pop(1960), commence bien avant le Viêt-nam et le mouvement pacifique avec Joe Hill, véritable martyr de la lutte des classes, qui devint, rapidement, le père spirituel des musiciens défenseurs de la liberté, de Woodie Guthrie, à Bob Dylan en passant par John Lennon. Militant acharné, amené à travailler sur le marché du travail clandestin américain, dans les mines et l’agriculture où les pauvres triment pour peu d’argent en prenant de gros risques, il s’apercevra que bon nombre de ses électeurs savent à peine lire, et rédigera un recueil de chansons intitulé "Joe", véritable satyre contre les patrons qui prêchaient contre le syndicalisme : "Workers of the world awaken !". D’ailleurs, de ce recueil, une expression anglaise est restée : "Tu auras du gâteau au paradis". Sa chanson la plus célèbre, " The PREACHER AND THE SLAVE ", véritable tremplin vers une solidarité de classe, est un virulent appel à "ouvrir les yeux…de quelqu’un", "le mettre au courant de ce qui se passe", véritable mouvement "hip"(étroitement lié à l’histoire du jazz : Charlie Parker, Thelonious Monk, Bud Powell, Max Roach, et Babs Gonzales mais également à ses origines profondes sénégalaises, plus particulièrement des esclaves de langue wolof.
Puisqu’il est question de la culture Wolof, pour aller voir un peu plus loin ce qu’il se passe en matière de Protest song et pour être dans l’air du temps, je voudrais citer El Hadj N’Diaye, poète et chanteur engagé sénégalais. Il véhicule dans ses chansons toute la diversité de la culture sénégalaise et de grands thèmes tels que, la politique (de l’Afrique), la culture blanche, la maladie, l’économie etc. 
 
Pour être bien renseigné sur l’expression des blancs "get hip", voici un fragment écrit du net :
Dans l’International Socialist Review de décembre 1910 figure un article de Tom J. Lewis intitulé “Soyez Hip”. Analysant comment « les travailleurs ont pu être hypnotisés si longtemps » par des illusions réformistes et opportunistes, l’auteur appelait ses compagnons esclaves-salariés à « se méfier » des « apologues du capitalisme » comme des « opportunistes de bureau » et à prendre conscience de l’urgence pour les travailleurs à penser et agir « par nous-mêmes »Pour la petite histoire, voici comment le compagnon travailleur Tom J. Lewis résumait ce que les socialistes révolutionnaires et les wobblies entendaient par être « hip » en 1910 :
« Notre seul espoir est la révolution, alors assumons [...] nos responsabilités ; fuyez les charlatans, les sauveurs, les héros et les leaders. Soyez votre propre guide et militez, éduquez, organisez constamment sur la base de la classe, pas du métier. »
En effet, il n’est pas question, selon Lewis, de réformer mais bien de révolutionner. Pour la liberté !
 
En fait, les représentations intellectuelles de l’IWW sont multiples : Marx, principale source d’inspiration, le mouvement Abolitionniste précédant la guerre de Sécession, l’utopiste Edward Bellamy (l’auteur de Looking Backward, 1888et de sa suite anarchiste, féministe, écologiste et pro-droits de l’animal Equality, des poètes comme Shelley, William Morris, Walt Whitman, du "let’s-do-it-now" (faites-le-donc-maintenant) de l’armée de Coxey, au protosyndicalisme anarchiste de Haymarket (l’Idée de Chicago). Pour l’IWW, l’avenir ne pouvait être envisagé que sans esclavage, exploitation, patrons, armée, marine de guerre, prison, sans une seule institution inégalitaire, coercitive ou violente. Ceci dit l’essentiel de l’IWW était cette contre-culture instaurée par les salariés-esclaves, d’Amérique du Nord, d’Europe ou d’ailleurs dans ce monde en marche vers l’industrialisation avec pour temps de lutte, le présent.
 
Joe Hill incarnera, pour les opposants au Capitalisme, l’image du bouc-émissaire. Il sera, alors innocent, jugé coupable de meurtre.
 
Et si cela ne suffit pas, voici un intermède, cette fois en image, pour faire passer le sentiment d’indignation morale :
 Critiques de l’une des oeuvres majeures d’Alfred Hitchcock, " Le Faux Coupable" : " [1] Regarder autour de soi, c’est vivre libre [...] [2] Une fausse culpabilité provoque trois enfermements : judiciaire (la prison et le tribunal), religieux (la prière) et psychologique (la folie) [...] [1] La stratégie de Christopher Emmanuel Balestrero (musicien de jazz new-yorkais dans  le Faux coupable alias Henri Fonda) est de ne plus pouvoir regarder autour de lui. [...] Le suspense ne vient même plus du fait que l’on voit arriver ce que l’on savait qui arriverait, [...] mais au contraire de ce que l’on avait craint de voir survenir." ([1] Jean-Luc Godard, Cahiers du cinéma n°72, juin 1957; [2] Bruno Villien, Alfred Hitchcock, Colonna, 1982).
 
 
Petite excursion en Asie de l’Est et en Asie Centrale, concernant ce sujet précis qu’est "la Justice" :
sur le site AGORA VOX, site des citoyens reporters, l’association France-Tibet Ile de France écrit ceci :
Il y a quatre ans, accusés à tort de terrorisme, un Tibétain était exécuté, et un moine bouddhiste condamné à mort 
" [...]. Tenzin Delek Rinpoché a toujours nié être coupable des charges dont il est accusé. Tenzin Delek Rinpoché est un moine bouddhiste, connu pour son travail de préservation de la culture et de la religion tibétaines. Il s’est engagé dans une importante action éducative, sociale et de protection de l’environnement.  Tenzin Delek Rinpoché a clamé son innocence, Lors de la lecture de la sentence, le 2 décembre 2002. Les autorités chinoises affirment que les faits, attentats à l’explosif et complicité entre Tenzin Delek Rinpoché et Lobsang Dondhup, sont prouvés. Cependant, la culpabilité n’est fondée que sur les aveux de Lobsang Dondhup. Ce dernier s’est d’ailleurs rétracté et a affirmé lors de son procès avoir parlé sous la torture.Outre la torture et l’exécution de Lobsang Dondhup, l’emprisonnement et la condamnation à mort de Tenzin Delek Rinpoché, au moins soixante autres personnes ont également été détenues entre le 2002 et le 2003. De nombreuses autres ont été questionnées de façon répétée, et plus de 100 ont fui la région. Au moins quatre personnes ont disparu.Tsering Dhondrup-Jortse (60 ans), arrêté en mai 2002, a été condamné à cinq ans de prison. En 2000 il avait rassemblé des milliers de signatures pour une pétition contre l’emprisonnement de Tenzin Delek Rinpotché. Il a été relâché le 9 juillet dans un état de santé inquiétant témoignant de torture et de sous alimentation. Il est ressorti aveugle, dans l’incapacité de marcher, d’utiliser ses mains et de parler. Le moine Tashi Phuntsok, (du monastère de Jamyang Choekhorling), était hospitalisé pour tuberculose quand il a été arrêté en avril 2002. Condamné à 7 ans de prison, il fut finalement libéré en Juillet 2003, pour raison de santé. Il souffre de graves détériorations physiques survenues en détention. Il ne peut plus marcher, ni parler clairement, vraisemblablement suite aux tortures systématiquement appliquées aux prisonniers politiques au Tibet et en Chine. Un autre Tibétain, Tabo, est détenu pour avoir apporté des informations sur l’affaire de Tenzin Delek Rinpotché à des journalistes étrangers. Deux moines, Passang et Choetsom, ont disparu lors d’un interrogatoire par les autorités chinoises en avril 2002.[...]"
 
 
Et puis, second intermède, cette fois en musique :
L’Adagio d’Albinoni (une des musiques du film, Le Procès d’Orson Welles d’après l’oeuvre de Franz Kafka)…pour couvrir le bruit de l’explosion…de l’indignation…
 
Un troisième intermède, pour finir, peut-être un peu plus radical,  en chansons avec  la dernière phrase du récital 2004, de Juliette Grécot à l’Olympia :
- " Aimez-vous les uns les autres, sinon disparaissez !"
…ou D é s a g r é g e z  – v o u s !
 
Revenons un instant à la musique qui transcende les paroles, n’est-ce pas Dylan !
Dylan dit que la musique est plus importante que les paroles.
Pour illustrer ce propos, voici une représentation de musique pure avec Jimi Hendrix à Woodstock,  : il a transformé, avec sa guitare, l’hymne national en une série de hurlements de sirène, d’explosion ou de douleurs pour montrer avec éloquence ce que l’Amérique infligeait au Viêt-namiens et à ses propres enfants.
Woodstock, du 15 au 17 août 1969, Woodstock Music and Art Festival,
grand rassemblement : 450 000 personnes.
Voici la listes des artistes :
 

BoB Dylan a bien compris que les nouvelles musiques, électriques, valaient mieux qu’un spectacle d’acoustique seul. Engagé dans le mouvement pour la défense des droits du citoyen, il allie l’héritage politique de la musique Folk aux sonorités électriques du Rock au moment précis où les progrès techniques permettent l’avènement mondial de la culture Pop. Son oeuvre, à la fois géniale et dans l’air du temps modifie définitivement le statue de la musique engagée politiquement.  Sa chanson SUBTERRANEAN HOMESICK BLUES en est la parfaite illustration. Bono de U2 dit de Dylan qu’il est le résultat du croisement entre Andy Warhol et Pete Seeger. Différentes tendances de la Pop commencent à converger dans le creuset des années 60, c’est à ce moment là que Dylan se met à importer dans la musique Rock la contestation polémique qui était une tradition du Folk. Du coup les thèmes traditionnels de la musique Folk se retrouvent au premier plan et avec eux toutes les grandes luttes du 20ème siècle. Et c’est à partir de ce moment que tout amateur de groupe Pop qui se respecte se doit d’avoir une conscience politique.

 

En France, à cette époque, régnait une ambiance Yé-Yé, reprises de chansons du Rythm’N'Blues en grande partie, et côté Folk, Hugues Aufray avec LES TEMPS CHANGENT, ou ON EST LES ROIS mais d’une part, chez Barclay lorsque l’on parlait de la Folk, on riait, et d’autre part, avec la paradie de Coluche, "MISERE, MISERE", on sentait bien que la Protest song à la française n’était pas aussi aboutie, " c’est une musique de vieux !" qu’en Amérique.

 

 D’ailleurs la chanson, la plus aboutie, est une mélodie superbe, avec un rythme d’enfer, très dansant et en même temps des paroles provocatrices, meilleure chanson politique Rock des artistes de l’association Artists United Against Apartheid : SUN CITY. Bien des artistes pensent que les livres ou les discours n’auraient pas suffit à faire sortir Mandela de prison.C’est vrai qu’il y eu de belles chansons à cette période.

 

 

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L’eXpErIeNcE oRiGinAlE : FrEuD

 

A quel stade de développement affectif es tu, petit Jean ?
Selon la psychanalyse de Monsieur Freud, il s’agit du stade oral.
Alors, bienvenue dans l’univers de la psyhanalyse.
 

 Le symbole de la psychanalyse est le Sphinx.

 
le sphinx nous ramène à nos origines, à la création, aux origines de la Création ? 
Le zéro est le chiffe Sphinx : c’est soit l’état neutre, l’équilibre des contraires, soit le recommencement véritable – à zéro – , soit la réduction à zéro – l’anéantissement… (EdgardMorin)
 
Ce terme sert à qualifier une personne énigmatique, à l’attitude mystérieuse, impénétrable; un individu habile à poser des questions difficiles.
Forme rare et littéraire, au féminin : "son sourire de sphynge (ou sphinge) innocente" (Huysmans)

Cet animal énigmatique a inspiré de nombreux écrivains et je songe plus particulièrement à l’oeuvre d’une romancière talentueuse, Anne Garréta, "Sphinx" : "Trop complexe, difficile, brillante [...]. On admire son oeuvre sans la comprendre."

 
Le sphynx est un monstre composite fabuleux, avec un corps de lion et des ailes d’aigle, à tête et buste de jeune fille, qui chez les Egyptiens représentait le soleil.
 
C’est aux confins du désert, à l’horizon du Caire que trône le Sphinx, gardien millénaire des pyramides. Il a vu passer Ramsès, Antoine et Cléopâtre et tous les rêves des conquérants. Alexandre, César, Bonaparte se sont arrêtés à ses pieds. Le Sphinx veille sur l’Egypte : « Ici a commencé l’Histoire ; à chaque aube nouvelle, je vois se lever le dieu Soleil sur l’autre rive du Nil. Son premier rayon est pour mon visage tourné vers lui. Depuis cinq mille ans, j’ai vu se lever tous les soleils dont les hommes ont gardé la mémoire. J’ai vu la première clarté de l’histoire de l’Egypte. » (Gaston Bonheur.)
 
Le sphinx de Gizeh est le plus grand et le plus vieux des sphinx du monde (hauteur : 20 m; longueur 72,50 m).
L’énigme du sphinx, à ce jour, est loin d’être résolue.Georges Barbarin y voit une bête annonçant la venue du Messie, incarné en Osiris. John Antony et Robert Schoch avancent, eux, l’idée que ce lion anthropocéphale aurait vu le jour bien avant 2600 av. J.-C. alors que le Sahara était une forêt tropicale… Et le summum consiste à faire du Sphinx une oeuvre sculptée par des artistes échappés de l’engloutissement de l’Atlantide, et qui y auraient caché des documents sur « les secrets de la vie ».
 
Les Grecs firent du sphinx un animal mystérieux, et le transportèrent dans leur mythologie.
 
Le Sphinx a un sens plus primitif et plus universel que la spécification freudienne de la libido.
 
La méthodologie de Freud consista à prendre comme base de travail ce fragment de la mythologie grecque
Le symbole animal serait la figure de la libido sexuelle. Le Sphinx constitue le résumé de tous les symboles sexuels "animal terrible, dérivé de la mère" et lié au destin d’OEdipe.

Mythologie grecque 

Laïos, averti par un oracle qu’il serait tué par tout fils qu’il pourrait avoir, fit exposer Oedipe dès sa naissance, pendu par les pieds à un arbre, sur le mont Cithéron. Recueilli par des bergers, Oedipe fut porté au roi de Corinthe, Plybe, qui l’éleva princièrement. Devenu grand et raillé sur sa naissance, il consulta l’oracle, qui lui dit de ne jamais retourner dans son pays, sa destinée étant de tuer son père et d’épouser sa mère, s’il y retournait.Ne se connaissant pas d’autre patrie que Corinthe, il s’exila, mais il rencontra sur son chemin Laios, son père, et le tua à la suite d’une querelle. A cette époque, le sphinx désolait les environs de Thèbes, dévorant les passants qui ne devinaient pas ses énigmes. Créon, successeur de Laios, avait promis le trône et la main de Jocaste à celui qui délivrerait le pays du sphinx. Il proposa la suivante à Oedipe : "quel animal qui marche à quatre pieds le matin, à deus pied sà midi et trois le soir." Oedipe répondit : C’est l’homme qui, dans son enfance, qu’on doit regarder comme le printemps de la vie, se traîne sur les pieds et sur les mains; à midi, ou dans la force de l’âge, il n’a besoin que de ses deux pieds; mais le soir, c’est à dire dans la vieillesse il lui faut un bâton, dont il se sert comme d’une troisième jambe. " Le monstre furieux, se précipita dans la mer.Oedipe, ayant deviné l’énigme, devint roi et épousa sa mère, sans la connaitre. Un oracle ayant révélé ces faits, Jocaste se pendit, et Oedipe, après s’être arraché, les yeux, partit de Thèbes, guidé par sa fille Antigone.Il gagna le bourg de Colone, en Attique, entra dans le bois des Euménides, où il disparut

 

"Vaste système qui dit que la partie vaut autant que le tout."

 

D’une façon plus générale, la lecture, dans son ensemble de l’oeuvre fondateur de la psychanalyse ne permet pas d’accréditer la notion d’une source grecque prévilégiée. Les références les plus nombreuses, et de loin, sont consacrées à la Bible.
La seule méthode qui vaille, pour atténuer le risque d’une perspective faussée est de considérer l’oeuvre comme une partie limitée.
 Freud montrera, d’ailleurs, que les résistances à la psychanalyse ont toujours lieu dans ce même shéma : "D’un ensemble d’une très grande complexité, on détache une partie des facteurs efficaces, on la proclame la seule vérité et on répudie alors en sa faveur l’autre partie et tout l’ensemble".
Compte tenu, de l’imprécision du concept, il est nécessaire de partir de l’emploi que faisait Freud du Mythe. C’est seulement à partir de ce sens là et de la place qui lui est donnée dans la pensée, qu’il se peut espérer progresser non seulement dans la connaissance des mythes mais surtout de la place qu’ils tiennent dans la construction du psychisme et dans l’évolution de cures…. Endopsychiques (litt: au dedans de l’esprit ; syn : inconscient).
Comment appréhender la conception freudienne du Mythe ?
Ce qui frappe lorsque que la mythologie est évoquée, c’est qu’elle l’est, en général,  par une mise en relation avec les rites, les contes, le folklore, la religion, la littérature….  A la fin de sa vie, Freud étudie la mythologie et le religieux, et successivement il décryptera  différents mythèmes. Il donne à voir les sources de la mythologie comme un mélange hétérogène bien étendu ayant pour racines aussi diverses : la civilisation Egyptienne, le monde Gréco-romain, les sociétés Totémistes, les principes judéo-chrétiens, le  moyen-age et son afflux de croyances, la renaissance et la littérature allemande, anglaise etc.

 

Cours magistral

Le développement affectif  de l’enfant

A/Le concept de pulsion :

Ces « grandes quêteuses d’objets » se définissent par quatre éléments principaux :

-    La motion ce que les sens et la grandeur sont à un vecteur (passivité = dynamique différent de l’inertie)

-         La source pulsionnelle : notion territoriale (zone corporelle) et notion énergétique, énergie psychique investie quantitativement et qualitativement dans la zone corporelle.

-         Le but pulsionnel : apaisement de la pulsion

-         L’objet pulsionnel : pulsions qualitativement identiques pour tout individu mais assouvissement de ces pulsion par des objets pulsionnels différent (voir histoire, biographie interactive et ses expériences initiales de gratification et de satisfaction).

A1/Ce qui agit au niveau du psychisme

Ce n’est pas la pulsion elle-même, mais le représentant psychique de la pulsion se composant de :

-         La représentation pulsionnelle : aspect qualitatif du représentant pulsionnel, trace sensorielle interne (image visuelle) de l’expérience de gratification

-         L’affect pulsionnel : état émotionnel, résonance affective de la représentation pulsionnelle, tonalité émotive plus ou moins intense sur le plan énergétique (quantum d’affect).

Dans le processus primaire, l’énergie est libre, entre les deux la liaison est faible ou inexistant, et dans le processus secondaire, les deux sont en étroite corrélation.

A2/Les théories pulsionnelles

Première théorie : pulsions sexuelles (survie de l’espèce), énergie libidinale, et pulsions d’auto-conservation (survie de l’individu), « intérêt du moi » (désuet).

Cette première théorie introduit la notion d’étayage, notion important pour comprendre l’aspect secondaire de la libidinisation des relations objectales.

Besoins de l’organisme fondamentaux, rôle neurophysiologique (alimentation, excrétion…) et prime de plaisir, c’est à dire que la situation de satisfaction vient fonctionner en prime, éventuellement pour son propre compte en dehors des situations de besoin extrême.

L’aspect libidinale du suçotement peut un temps remplacer l’apport énergétique et calorique du sein ou du biberon dans la mesure où le plaisir oral cristallise, focalise et réactualise l’expérience alimentaire de base. 

L’hallucination du plaisir pulsionnel est fondamental pour le développement de la pensée mais ne peut qu’être transitoire. C’est cette libidinalisation secondaire qui selon Freud explique l’attachement contrairement à Bowlby.

Cette notion d’étayage a ainsi pour corollaire la notion de « pulsion partielle » dans la mesure où, pendant toute la période prégénitale du développement les différentes composantes de la pulsion sexuelle peuvent fonctionner de manière indépendante puisqu’elles ne sont pas encore sous le primat de la zone érogène génitale. Le plaisir partiel est dit plaisir d’organe (oral, anal ou urétral)

Freud en 1914 introduit la notion de narcissisme (investissement du   Moi par la libido), ce qui aboutit à diminuer l’intérêt d’une distinction entre auto-conservation et amour de soi. Freud est amené à décrire dés lors un balancement entre la libido d’objet et la libido narcissique.

C’est en 1920 que Freud élabore un nouveau dualisme entre pulsion de vie (Eros) alimentée par la libido et pulsion de mort (Thanatos) alimentée par la destrudo. Et cela à partir de la constatation clinique telle que les rêves itératifs de la névrose traumatique ou névroses d ‘échec, dans lequel le principe de plaisir apparaît malmené, sauf à faire l’hypothèse d’une « compulsion de répétition » centrale et tyrannique.

Les deux tendances s’originent dans le ça, mais ultérieurement le Moi devient le réservoir de la libido et le Surmoi celui de la destrudo, encore que Freud ait insisté sur l’aspect intriqué de ces deux groupes pulsionnels et sur leur répartition ubiquitaire au niveau des instances intra-psychiques.

Dans cette deuxième conceptualisation, masochisme et sadisme originaires contemporains de la double indifférenciation Moi/ça et Moi-ça/Réalité doivent ensuite se dériver vers des objets extérieurs afin que le bébé puisse s’ouvrir au monde environnant et « opter pour la vie » (M.Soulé). C’est le phénomène crucial de la dérivation objectale du conflit ambivalent primaire (Amour/Haine).

B/Stade du développement affectif

Les problématiques successives des différents stades laisse derrière elle des traces qui s’organisent en strates successives susceptibles, selon les cas, de cristalliser des points de fixations, vers où convergeront les éventuelles régressions ultérieures.

Succession de thématique prévalente sous-tendues par une zone érogène déterminée, un choix objectal et un niveau de relation objectale spécifiques.

B1/La naissance

Théorie du traumatisme de la naissance d’O.Rank, réservoir de toutes les angoisses ultérieures, pour lui traces mnésiques visuelles inconscientes conservées par l’enfant, d’où pour lui répulsion des organes génitaux féminins et le désir de retour dans l’utérus maternel symbolisé par le coît génital..

Pour Freud, c’est un  afflux brutal d’excitations sensorielles et ça renvoie au  phénomène de séparation biologique de la mère et de l’enfant, pour lui également la notion de libido, a ce moment, inemployée est génératrice d’angoisse. Cependant il considèrera cette conceptualisation caduque car pour lui l’angoisse ne peut-être qu’éprouvée au niveau du Moi, bien qu’il y voit la préforme des réactions d’angoisses ultérieures avec le schème comportemental qui y est associé (cri, tachycardie, polypnée, sudation….).

Stade oral :

Source pulsionnelle est la zone bucco-labiale, le carrefour aéro-digestif jusqu’à l’estomac et au poumons, les organes de la phonation mais aussi tous les organes sensoriels avec une importance dévouée à la vision et au toucher (importance de la peau).

Il s’agit de faire passer à l’intérieur de soi des éléments de l’environnement extérieurs.

L’objet pulsionnel est le sein, la nourriture le médiateur à la relation principale avec comme prime de plaisir l’excitation bucco-linguale.

Le but pulsionnel est double : plaisir auto-érotique et désir d’incorporation des objets.

En avalant l’objet, l’enfant se sent uni à lui, et ce sont ces incorporations primitives qui fourniront le prototype des identifications ultérieures et introjections ultérieures ; avoir l’objet en soi c’est être l’objet.

Subdivision de ce stade par K.Abraham : 

Oral primitif, c’est le stade narcissique primaire en premier point et le stade anaclitique en second point.

Oral tardif, c’est le stade sadique oral où s’extériorise les pulsions cannibaliques ; activité de morsure liée à l’apparition  des premières dents, ces douleurs activent la prime de plaisir.

L’incorporation est devenue destructrice. Ce phénomène réveille les pulsions cannibaliques de la mère : jeux de morsures avec l’enfant.

Le sevrage : premier conflit relationnel  (traumatique ou non, il laisse la trace de la relation primordiale qu’il est venu clore).spécifique de cette période. Cette rupture doit être compensée par un holding renforcé de la part de la mère (toucher, regard, parole)

Si le sevrage est trop tardif, il sera vécu par l’enfant comme une conséquence de ses pulsions agressives (punition ou frustration).

Si trop précoce, avant que l’investissement libidinal n’ait pu se déplacer sur d’autres objets, l’enfant risque de rester fixé à une relation de type oral passif. 

Début de la genèse de la relation objectale, préforme des relations objectales futures et l’enfant « investit sa mère avant même de la percevoir » (S.Lebovici). Relations premières d’objet sont parcellaires.

Non conscience claire du dedans et du dehors, du soi et du non-soi, il vit dans une sorte d’autarcie mégalomaniaque (Moi idéal), où son omnipotence est maximum puisque les objets qui le satisfont peuvent être encore vécus comme des parties de lui-même ou comme ses propres créations.

Peu à peu il prend conscience des objet extérieurs, en différenciant les objets familiers (aimés) des objets insolites (menaçants) d’une part et d’autre part à l’occasion d’expériences de manque, la tension vient de lui et la satisfaction du dehors ; quand la satisfaction est apaisée, la distinction entre le dedans et le dehors est estompée ainsi que la conscience confuse qu’il avait d’un objet extérieur.

La relation d’objet est de type d’une part auto-érotique primaire et d’autre part de type anaclitique.

Les difficultés de la mère avec son enfant à ce stade peut se traduire directement au niveau de l’alimentation : vomissements, anorexie.

Les angoisses à ce stade sont celles de l’engloutissement pour le stade oral passif et des angoisses de dévoration pour le stade oral actif.

Stade anal (deuxième année de la vie) : année consacrée à la maîtrise ou à l’emprise (pulsion d’emprise)

Etayé sur l’excrétion des selles, existé auparavant mais il va se conflictualiser.

Source pulsionnelle est la muqueuse ano-recto-sigmoïdienne, voire toutes les muqueuses digestives au-delà de l’estomac, s’étend même au-delà des sphincters et des parois digestives jusqu’à l’ensemble de l’appareil musculaire. A ce stade, il s’agit soit de conserver les objets passées à l’intérieur de soi, soit de les expulser après destruction.

Objet pulsionnel ne peut être réduit au boudin fécal, la mère et plus généralement l’entourage, objets partiels fonctionnel à maîtriser et à manipuler.

But pulsionnel est donc double :d’une part un plaisir auto-érotique par stimulation de la zone érogène anale grâce aux selles (objet libidinal intermédiaire), d’autre part une recherche de pression relationnel sur les objets et les personnes qui commencent à se différencier.

Les selles sont une partie de lui-même qu’il peut soit expulser ou retenir (distinction progressive entre le dedans et le dehors) devenant ainsi une monnaie d’échange.

Subdivision de K.Abraham

La phase sadique anale expulsive (troisième semestre).L’auto-érotisme est ici évident mais il se colore d’une dimension sadique en ce sens que l’expulsion intempestive d’objets détruit prend la valeur d’un défi envers l’adulte. 

            La phase masochique anale rétentive (quatrième semestre) est la recherche active d’un plaisir passif lié à la rétention des matières fécales, plaisir qui n’est toutefois pas exempt d’un certain sadisme en ce que l’enfant conserve en lui ce que l’adulte considère comme précieux et attend comme cadeau.

Stade de l’ambivalence maximum, l’objet peut prendre la valeur soit d’un bon objet, soit d’un mauvais objet (arme ou cadeau relationnel), ce conflit ambivalentiel primaire amour/haine permet la mise en place de l’axe sado-masochique et l’enracinement de la bisexualité psychique fondamentale.

C’est la phase de consolidation de la frontière entre l’intérieur et l’extérieur, entre le soi et le non soi, et qu’il prend plaisir dans la manipulation relationnelle des objets extérieurs (mère ou substitut). Exemple de la bobine a 18 mois : maîtrise symbolique et pouvoir relationnel sur autrui. 

L’éducation sphinctérienne ne doit pas être trop précoce ni trop rigide afin que l’enfant ait le temps d’éprouver un certain pouvoir sur l’autre (condition de reconnaissance de l’existence de celui-ci) et de ne pas s’identifier à un surmoi parental trop tyrannique.

Découverte du pouvoir sur lui-même et sur autrui (sentiment de toute puissance) et la découverte de la possession pour autant que les selles peuvent servir d’origine de  support.

Tendance masochique, recherche active au travers d’expériences douloureuses (plaisir de la fessée, déplacement de l’investissement libidinal de l’anus à la peau des fesses). Un maniement excessif de ce genre d’éducation peut aboutir à une érotisation accrue de cette zone corporelle.

La bisexualité s’enracine dans cette double potentialité du rectum.

Stade urétral ou phallique

troisième année de la vie et tourne autour de la problématique liée à l’absence ou à la présence de pénis (différence des sexes).

Période d’affirmation de soi, unification des pulsions partielles et annonce le stade oedipien.

Source pulsionnelle est ici l’urètre avec le double plaisir de la miction et de la rétention.

L’objet pulsionnel est ici le fantasme d’uriner sur autrui et il est auto-érotique. La masturbation secondaire s’étaye sur de plaisir excrétoire et certaines énurésies peuvent être interprétées en terme de fantasme masturbatoire inconscient.

Le plaisir mictionnel a une signification phallique active mais aussi une connotation passive (plaisir du laisser couler).

Surestimation narcissique avec toute une dialectique entre les sentiments de honte liés aux échecs et l’ambition, représentant spécifique de la lutte contre la honte lors d’un contrôle du sphincter vésical.

Curiosité sexuelle infantile, différence anatomique des sexes, d’où une période de déni de cette différence. Le garçon va nier la castration par la négation du sexe féminin ou par le maintient de la croyance d’une mère pourvue de pénis. La fille va avoir des conduites « d’ambition phallique » face à ce manque de pénis (comportements brutaux, recherche des dangers, allure de garçon manqué) ou elle va imaginer une poussée clitoridienne.

A cette époque se structurent certains fantasmes liées à la scène primitive et que se manifestent un certain exhibitionnisme et un certain voyeurisme. Ces tendances qui appartiennent au plaisir préliminaires de l’adulte cherchent ici à se satisfaire pour leur propre compte.

On sait les rapport qui existent, grâce à la sublimation, entre la curiosité sexuelle et la curiosité intellectuelle. Le besoin de savoir est lié à la curiosité sexuelle (pulsion épistémophilique). Cette pulsion peut s’inhiber (inhibition et retard intellectuels), demeurer sexualisée (névrose obsessionnelle) ou enfin se sublimer. A ces trois voies principales peuvent s’en ajouter deux celle de la psychose paranoïaque et celle du désir de devenir psychanalyste, quand la pulsion épistémophilique sublimée et désexualisée se retourne à nouveau vers la curiosité sexuelle (O.Mannoni).

Moment des théories sexuelles infantiles qui correspondent à l’interprétation des faits en fonction de son vécu libidinal et compte tenu de son incapacité à les intégrer sur un plan rationnel. Exhibition mutuelle des organes génitaux externes, théorie infantile de la fécondation, et également la théorie de la naissance anale ou ombilicale., la théorie de l’accouchement par extraction sanglante à partir du corps maternel et enfin la conception sadique du coït.

Stade prégénital car le pénis est conçu comme un organe porteur de puissance ou de complétude que comme un organe strictement génital. 

Stade en grande partie narcissique et non pas objectal. Le pénis est un objet détachable fantasmatiquement, donc partiel : angoisse de castration, de mutilation pénienne, mais plutôt narcissique (amputation de soi et de son pouvoir) qu’objectale. Les conflits qui s’y rattache mettent en jeu le narcissisme et l’idéal du Moi.

Le complexe d’Œdipe (4 et 7 ans)

Point nodal qui structure la famille et la société humaine toute entière (prohibition de l’inceste).

Primat de la zone génitale, dépassement de l’auto-érotisme primitif et l’orientation vers des objets extérieurs. Avènement d’un objet global est sexué., rôle crucial dans la constitution du Surmoi et de l’idéal du Moi.

L’angoisse de castration est cette fois une limitation de sa relation à l’autre. 

Différente de la castration phallique (moins narcissique et plus objectrocentrée).

Défense contre l’angoisse de castration en surinvestissent le pénis et en déniant la réalité du sexe féminin par des souhaits de réparation magique et en la croyance d’une mère pénienne idéalisée.

Pour la fille, aucun déni ne peut combler cette blessure narcissique et c’est cette envie de pénis qui va l’introduire dans la problématique oedipienne par le désir d’un enfant du père, enfant à signification phallique. 

Sentiment pour le parent de sexe opposé dans le cas du complexe d’Œdipe positif (voir inversé ou négatif). 

Identification plus ancrée pour la fille car elle change d’objet d’amour. Résolution moins rapide chez la fille car l’angoisse de castration initie la problématique oedipienne ; chez le garçon l’angoisse de castration met un terme au complexe d’Œdipe.

Emergence anxio-dépressif, tiers regretté, renoncement à l’autre et tiers redouté, angoisse de castration, avec également des émergences phobiques (peur de perdre l’amour du parent du même sexe en raison de la rivalité). 

Sur la plan identificatoire, prévalence de l’être sur l’avoir. Il ne s’agit plus d’avoir le pénis mais d’être un homme ou ne femme à l’instar des images parentales avec tout le jeu relationnel que cela implique. 

L’ intériorisation des interdits parentaux permet la mise en place du Surmoi et de l’idéal du Moi définitif. L’acceptation de la différence des sexes confère une aptitude au deuil et à l’activité symbolique de type adulte. 

La période de latence (7 et 12 ans) 

Obsessionnalisation de la personnalité que l’éducation et l’enseignement savent mette à profit : formation réactionnelle qui permet de se dégager des conflits sexuels de la période précédente. Sentiment de tendresse, de dévotion et de respect envers les images parentales, motions agressives inverses pour le parent de même sexe et processus de sublimation pour le parent de sexe opposé.

Grâce au refoulement désexualisation des pensées et liquidation de la problématique oedipienne grâce au déplacement des conflits primitifs sur des substituts des images parentales.

 

 Fin cours magistral part X1

 

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ThE tRuE fAcE And ThE SeCrEt !

 
 
Cher mousaillon,
Pour ton énième année
voici la fonction symbolique, le mythe
 
 
Que de mots dessinés sur l’ardoise de nos imaginaires.
Tels des monuments, ils nous rappellent, qu’il y a déjà bien longtemps, existait notre monde.
Si le symbole ne nous dissuadent pas d’y croire, il nous invitent à le contempler.
Tant d’éléments du mythe qui nous indiquent qu’il y a toujours plus à déplier
 

Une image, un symbole, un logo, un dessin
mythes et imaginaires
Mythe individuel et mythe social
 
 
Le mythe
 
" Rien ne ressemble plus à la pensée mythique que l’idéologie politique. Dans nos sociétés contemporaines, peut-être celle-ci a-t-elle seulement remplacé celle-là. Or, que fait l’historien quand il évoque la Révolution Française . Il se réfère à une suite d’évènements passés, dont les conséquences lointaines se font sans doute encore sentir à travers toute une série, non réversible, d’évènements intermédiaires. Mais, pour l’homme politique et pour ceux qui l’écoutent, la Révolution Française est une réalité d’un autre ordre; séquence d’évènements passés, mais aussi shème doué d’une efficacité permanente, permettant d’interpréter la structure sociale de la France actuelle, les antagonismes qui s’y manifestent et d’entrevoir les linéaments de l’évolution future. Ainsi s’exprime Michelet, penseur politique en même temps qu’historien : " Ce jour-là, tout était possible…L’avenir fut présent….c’est à dire, plus de temps, un éclair de l’éternité.Cette double structure, à la fois historique et anhistorique, explique que le mythe puisse simulténément relever du domaine de la parole et de celui de la langue tout en offrant, à un troisième niveau, le même caractère d’objet absolu. Ce troisième niveau possède aussi une nature linguistique, mais il est pourtant idstinct des deux autres…
 La langue et la parole se réfèrent à des systèmes temporels. Or, le mythe se définit aussi par un système temporel, qui combine les propriétés des deux autres. Un mythe se rapporte toujours à des évènements pasé : "avant la création du monde", ou "pendant les premiers âges", en tout cas "il y a longtemps". Mais la valeur intrinsèque attribuée au mythe provient de ce que les évènements, censés se dérouler à un moment du temps, forment aussi une structure permanente. Celle-ci se rapporte simultanément au passé, au présent et au futur."
Lévi-Strauss
 
Si les livres Saints sont les véritables sources de savoir
 les mythes de société primitives la clef des songes
L’écouteur ou le conteur, alors, peut entrer en scène
 Conception indigéne de l’univers
ou Vérité de notre destiné
il y a celui qui est activité, débordement de soi-même, comme l’affectivité est la nourrice des symboles
L’autre est passivité, aliénation de soi-même, comme l’informulable est la maladie de la pensée.
 
un conte, une fable, un récit, un rêve, une histoire
 
"Chaque maladie est un homme : furoncles et enflures, démangeaisons et croûtes, boutons et toux, et consomption, et scrofule ; et ceci aussi, constriction de la vessie et douleurs d’estomac…Aussitôt, que nous avons réussi à capturer l’âme de la maladie, qui est un homme, alors meurt la maladie, qui est un homme; son corps disparaît dans nos intérieurs."
 " la forme mythique prime le contenu du récit " Lévi-Strauss
 
Sous les allures guerrières de nos temps présents
Subsiste l’envie de l’essentiel
du perdu de nos esprits raisonnés
Orthodoxie d’un jour qui a dessiné ce monde

esprit de douleur et corps en conflit
tant de conquêtes n’as-tu laissé?
 
"La parturiente indigéne y croit et elle est membre d’une société qui y croit"
Mythe social
 
Un rite, un sacrifice, une cérémonie, la liturgie, un miracle, une cure

 
" Tout mythe est une recherche du temps perdu.
Cette forme moderne de la technique chamanique, qu’est la psychanalyse, tire donc ses caractères particuliers du fait que, dans la civilisation mécanique, il n’y a plus de place pour le temps mythique, qu’en l’homme même. De cette constatation, la psychanalyse peut recueillir une confirmation de sa validité, en même temps que l’espoir d’approfondir ses bases théoriques, et de mieux comprende le mécanismes de son efficacité, par une confrontation de ses méthodes et de ses buts avec ceux de ses grands prédécesseurs : les chamanes et les sorciers… Nous verrions s’évanouir la dernière différence entre la thérorie du chamanisme et celle de la psychanalyse. L’insonscient cesse d’être l’ineffable refuge des particularités individuelles, le dépositaire d’une histoire unique, qui fait de chacun de nous un être irremplaçable. Il se réduit à un terme par lequel nous désignions une fonction : la fonction symbolique, spécifiquement humaine, sans doute, mais qui, chez tous les hommes, s’exercent selon les mêmes lois; qui se ramène, en fait, à l’ensemble de ces lois" Lévi-Strauss
 
Espace à mi-chemin entre le monde organique et le monde psychique
relation de symbole à choses symbolisées
Le conscient ou l’insconscient de la relation intérieure monstres et maladie
La raison de la relation extérieure de cause à effet
 
" La raison en est que les microbes existent, et que les montres n’existent pas. Et cependant, la relation entre microbes et maladie est extérieure à l’esprit du patient, c’est une relation de cause à effet; tandis que la relation entre monstre et maladie est intérieure à ce même esprit, conscient ou insconscient: c’est une relation de symboles à choses symbolisées, ou pour les linguistiques, de signifiant à signifié" Lévi-Strauss
 
Tout serait principes spirituels
tendant l’homme à l’équilibre de ses principes
  PURBA, "double" ou "âme", et NIGA ,"force vitale" réunient (culture Cuna Indians)
"idée" ou "archétype" dont chaque être ou objet est la réalisation sensible (Platon)
la pensée normale souffre toujours d’un déficit du signifié, tandis que la pensée pathologique dispose d’une pléthore de  signifiant.
 
"A la différence de l’explication scientifique, il ne s’agit pas de rattacher des états confus et inorganisés, émotions ou représentations, à une cause objective, mais de les articuler sous forme de totalité ou de système, le système valant précisément dans la mesure où il permet la précipitation, ou la coalescence, de ces états diffus; et ce dernier phénomène est attesté à la conscience par une expérience originale, qui ne peut être saisie du dehors."Lévi-Srauss
 
 L’expérience originale
 
" Chaman et psychanalyste visent à provoquer une expérience et ils y parviennent en reconstituant un mythe que le malade doit vivre, ou revivre. Mais, dans un cas, c’est un mythe individuel; dans l’autre, c’est un mythe social."Lévi-Strauss
 
"La place du mythe, sur l’échelle des modes d’expressions linguistiques, est à l’opposer de la poésie. La poésie est une forme de langage extrêmement difficile à traduire dans une langue étrangère, et toute traduction entraîne de multiples déformations. Au contraire, la valeur du mythe comme mythe persiste, en dépit de la pire traduction. Le sens parvient à décoller du fondement linguistique sur lequel il a commencé par rouler."Lévi-Strauss
 
Petite histoire :
 
cher mousaillon
voici une histoire,ou peut-être bien un roman
le pays des chênes, où ces arbres parlent et transmettent les messages de Zeus (aigle, foudre, sceptre, le père, Zeus Tonnant, le maître des dieux, Zeus Férétriens, Jupin,  fils de Saturne ou Kronos et de Rhéa, époux de Junon [Héra]), et, où vivent les Selles, mangeurs de glands. Toutefois, ils ne purent lui révéler qu’une chose : que les dieux le protégeaient. Ils ignoraient tout du lieu où vivaient les Gorgones. c’était un jeune homme dont les joues s’ornaient de ce premier duvet de la jeunesse à son moment le plus charmant, et il portait comme nul adolescent ne l’a jamais fait une baguette d’or pourvue d’ailes, un chapeau et des sandales, ailés eux aussi. Ce ne pouvait être qu’Hermès, le guide, le dispensateur du bien, et à sa vue, le cœur de Persée retrouva certainement espoir. Mais une autre déité se tenait prête à intervenir. Pallas Athéna se montra à son tour à Persée; elle ôta le bouclier de bronze poli qui couvrait sa poitrine et le lui tendit : —Dispose ceci devant toi et regarde-le lorsque tu attaqueras la Gorgone, — lui dit-elle. —Alors tu l’apercevras comme dans un miroir et tu éviteras ainsi son pouvoir mortel—.Nul jamais, ni par mer, ni par terre, ne trouvera la route enchantée qui conduit au lieu de réunion des Hyperboréens —. Mais Persée avait Hermès à ses côtés et la route lui était ouverte. Bientôt il se trouva parmi ce peuple privilégié qui toujours festoie et se divertit en joyeuses orgies. Les Hyperboréens lui témoignèrent une grande amitié
Les gorgones personnifient une puissance redoutable, une sorte de mélange de noirceur, de méchanceté, de cruauté et d’horreur. Elles avaient le pouvoir de changer en pierre tous ceux qui les regardaient; cette puissance était particulièrement attribuée à Méduse.
 
Le caducée, baguette de lauriet ou d’olivier, symbolise la paix et le commerce ( les serpents sont le symbole de la prudence, de la ruse et les ailes désignent l’activité).  La fable raconte que Mercure sépara un jour, avec sa baguette, deux serpents qui se battaient. Le caducée, fait de la baguette de Mercure et des deux serpents, devint dès lors l’emblème de la concorde.
 
 
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ExPo PhOtOs : Marylou Part 1

 
 
Expo photos
 
 
intitulée "Marylou"
 
 
 
 
 
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